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Faire l’amour est souvent un moment unique de partage et de plaisir, mais il peut parfois être gâché par une « mauvaise surprise » si l’on n’a pas pris le soin de bien choisir son mode de contraception. Pilule, stérilet, préservatif, implant… Les solutions sont nombreuses et il n’est souvent pas toujours facile de s’y retrouver. Dans tous les cas, la meilleure contraception est celle qui est adaptée à son mode de vie et à ses contraintes personnelles (désir d’enfant, âge, situation amoureuse, maladies chroniques…). La SMERRA vous propose un tour d’horizon des principales méthodes, pour faciliter le dialogue avec votre médecin au moment où vous aurez à choisir votrecontraception. Alors, suivez le guide !

Les principaux modes contraceptifs

Le préservatif

Le préservatif féminin

  • Ca consiste en quoi ? : c’est une gaine en nitrile ou polyuréthane, munie d’un anneau souple qui se place dans le vagin avant le rapport sexuel pour empêcher le passage des spermatozoïdes.
  • C’est pour qui ? : pour toutes les femmes.
  • Avantages : résistance, ne nécessite pas que l’homme se retire après avoir éjaculé, discrétion (pose possible quelques heures avant le rapport), facilité d’accès (pharmacies, bureaux de presse, grandes surfaces…), efficacité contre les IST.
  • Inconvénients : efficacité liée au respect des règles d’utilisation et des conditions de pose, pose systématique à chaque rapport.

Le préservatif masculin

  • Ca consiste en quoi ? : c’est une gaine en latex ou en polyuréthane qui se place sur le pénis en érection avant la pénétration et empêche l’entrée du sperme dans le vagin.
  • C’est pour qui ? : pour toute personne désirant se protéger du risque d’IST ou de grossesse, et ne souhaitant pas utiliser de DIU ou de contraception à base d’hormones.
  • Avantages :, facilité d’accès (pharmacies, bureaux de presse, grandes surfaces…), efficacité contre les IST.
  • Inconvénients : les mêmes que le préservatif féminin. De plus, il nécessite que l’homme se retire après avoir éjaculé et son utilisation est contre-indiquée avec des lubrifiants gras.

Le DIU (dispositif intra utérin) ou stérilet

  • Ca consiste en quoi ?  c’est un dispositif contraceptif inséré dans l’utérus. Il en existe deux sortes : les DIU au cuivre qui sont insérés en quelques minutes seulement par le médecin et les DIU hormonaux qui contiennent une hormone progestative délivrée en petite quantité pendant 5 ans.
  • C’est pour qui ? : pour toutes les femmes sauf celles qui viennent d’accoucher ou qui présentent certaines contre-indications (IST, gros fibrome, malformation de l’utérus…).
  • Avantages : Facilité de prise ou de pose, confort, efficacité, durée d’utilisation longue et régulation des règles abondantes et douloureuses (pour le DIU hormonal).
  • Inconvénients : les effets secondaires (allongement possible des règles pour les DIU au cuivre ; saignements répétés, disparition des règles, poussée d’acné ou prise de poids pour les DIU hormonaux).

L’implant

  • Ca consiste en quoi ? : c’est un petit bâtonnet qui est inséré sous la peau du bras par un médecin et qui contient le même type de substances que la pilule.
  • C’est pour qui ? : pour toutes les femmes de moins de 40 ans sauf celles ayant un problème de poids, d’acné ou souffrant de certaines pathologies (phlébites, embolie pulmonaire…).
  • Avantages : efficacité pendant 3 ans, simplicité de pose et de retrait, tranquillité d’esprit.
  • Inconvénients : risque de prise de poids et de poussée d’acné.

Les progestatifs injectables

  • Ca consiste en quoi ? : il s’agit d’un progestatif de synthèse injecté tous les trois mois par un médecin ou une infirmière.
  • C’est pour qui ? : pour certaines femmes ne pouvant recourir aux autres méthodes, à l’exception d’un grand nombre de cas (cancer du sein, obésité, diabète, très jeunes femmes, femmes avec facteurs de risque d’ostéoporose, etc.).
  • Avantages : très grande efficacité.
  • Inconvénients : effets indésirables équivalents à ceux de l’implant (prise de poids, troubles du cycle), irréversibilité pendant les trois mois suivant l’injection, impact sur la densité osseuse et donc risque accru d’ostéoporose.

Les spermicides

  • Ca consiste en quoi ? : ils se présentent sous forme de gel ou d’ovules et rendent inactifs ou détruisent les spermatozoïdes.
  • C’est pour qui ? : pour toutes les femmes, sauf en cas de lésions du col de l’utérus, de plaie du vagin, d’IST, de mycose vaginale ou d’infections urinaires répétées.
  • Avantages : discrétion, compatibilité avec l’usage de préservatifs, effet lubrifiant.
  • Inconvénients : coût élevé, efficacité variable selon l’usage (6 à 26% d’échecs), nécessité de les associer à un préservatif, un diaphragme ou une cape cervicale pour plus d’efficacité.

La pilule

  • Ca consiste en quoi ? : c’est un comprimé qui comprend des hormones similaires à celles fabriquées par les ovaires. Il en existe deux sortes : les pilules «combinées» (PC) ou oestroprogestatives pour lesquelles on parle de « générations » et les pilules microprogestatives qui contiennent un seul progestatif.

Les pilules « combinées »

  • Ce qu’il faut retenir : ce sont les plus courantes. Elles suppriment l’ovulation (les règles apparaissent pendant les 7 jours d’arrêt de la pilule chaque mois), elles rendent la glaire cervicale hostile aux spermatozoïdes et empêchent l’implantation dans l’utérus.
  • C’est pour qui ? : pour une majorité de femmes. Il existe toutefois un grand nombre de contre-indications (prédisposition à la thrombose, tension élevée, taux très élevé de lipides dans le sang…) qui rendent un avis médical indispensable avant de choisir ce mode de contraception.
  • Avantages : très grande efficacité (sauf en cas d’oubli).
  • Inconvénients : nombreuses contre-indications. Risques thromboemboliques.

Les pilules oestroprogestatives

  • Ce qu’il faut retenir : elles comportent une seule hormone, en très faible quantité. Elles sont efficaces au bout de 48 heures. Elles doivent être prises tous les jours de l’année à la même heure. Certaines suppriment l’ovulation (et donc parfois les règles pour certaines femmes), d’autres non (dans ce cas, les règles surviennent régulièrement tous les mois).
  • C’est pour qui ? : pour la grande majorité des femmes.
  • Avantages : c’est une alternative fiable pour les femmes ne pouvant prendre une pilule combinée.
  • Inconvénients : elles peuvent favoriser une prise de poids, une poussée d’acné ou des troubles des règles (saignements au milieu d’un cycle, règles irrégulières). Elles imposent une prise 365 jours par an à heure fixe.

L’anneau vaginal

  • Ca consiste en quoi ? : c’est un anneau flexible et poreux qui contient des hormones équivalentes à celles d’une pilule combinée et qui s’insère au fond du vagin comme un tampon. Il protège pendant trois semaines puis on le retire la quatrième semaine (les règles apparaissent alors). Il faut ensuite en insérer un autre pour être à nouveau protégée le mois suivant.
  • C’est pour qui ? : pour toutes les femmes de moins de 40 ans pour lesquelles la pilule combinée n’est pas contre-indiquée.
  • Avantages : efficacité équivalente à celle de la pilule, moindre effort (on n’y pense pas pendant trois semaines).
  • Inconvénients : risque d’expulsion (après un rapport sexuel par exemple), coût (contraception non remboursée), effets secondaires identiques à ceux de la pilule combinée, gêne possible pendant les rapports.

Le patch

  • Ca consiste en quoi ? : c’est un patch qui comprend deux hormones équivalentes à celles des pilules combinées et qui se pose sur la peau (bas du dos, épaules ou ventre). On en colle un par semaine pendant trois semaines puis aucun la 4ème semaine, au cours de laquelle on a des saignements. On est protégé par le patch pendant les 4 semaines.
  • C’est pour qui ? : pour toutes les femmes de moins de 45 ans qui ne présentent pas de contre-indications pour la pilule combinée. Le patch est particulièrement recommandé pour les femmes qui souhaitent se libérer de la contrainte de la pilule quotidienne.
  • Avantages : efficacité équivalente à celle de la pilule, moindre effort (pose une fois par semaine), protection pendant 48h en cas d’oubli.
  • Inconvénients : mêmes effets indésirables que la pilule, visibilité du patch (piscine, mer…), risque de décollement.

La cape cervicale et le diaphragme

  • Ca consiste en quoi ? : il s’agit de protections en silicone qui se fixent dans le vagin pour empêcher la pénétration des spermatozoïdes.
  • C’est pour qui ? : pour toutes les femmes qui ne sont pas effrayées par les « manipulations » vaginales liées à ces dispositifs, à l’exception des femmes ayant déjà eu plusieurs enfants (pour la cape cervicale), des très jeunes femmes (fiabilité insuffisante), des femmes qui ne peuvent pas courir le risque d’une grossesse.
  • Avantages : réutilisation possible, possibilité de les placer 2 heures avant le rapport pour ne pas interrompre le rapport.
  • Inconvénients : nécessité de les laisser en place pendant 8 heures après le rapport sexuel et de les retirer dans les 24 heures. Pour le diaphragme, entre 80 et 94% d'efficacité. Pour la cape cervicale, entre 80 et 91% d'efficacité chez les femmes n'ayant pas d'enfant, et seulement 60% à 75% d'efficacité chez les femmes ayant déjà au moins un enfant.

Les pilules de troisième et quatrième génération : quel danger ?

Les pilules combinées contiennent à la fois un œstrogène et un progestatif. Si l’œstrogène utilisé est souvent le même, les progestatifs changent selon les pilules et permettent de définir leur « génération » : 2ème, 3ème ou 4ème génération. Les risques liés à l’utilisation de pilules combinées sont principalement thromboemboliques. Ces risques sont légèrement supérieurs avec des pilules de 3ème et de 4ème génération mais ils restent toutefois très faibles (3 à 4 cas pour 10 000 utilisatrices). (source www.choisirsacontraception.fr)

 

Que faire en cas d’accident ?

Rupture de préservatif, oubli de la pilule, expulsion d’un anneau vaginal… Personne n’est à l’abri d’un accident de contraception. Pour éviter d’avoir à faire face à une grossesse non désirée, il est possible de recourir à une contraception d’urgence qui, pour être la plus efficace possible, doit être prise dans les heures qui suivent le rapport à risque. Il en existe deux sortes :
• la contraception d’urgence hormonale (« pilule du lendemain ») : il s’agit d’un comprimé unique à prendre le plus tôt possible après le rapport et qui vise à retarder l’ovulation ;
• le stérilet (DIU) au cuivre qui peut être utilisé comme contraceptif d’urgence dans les 5 jours après le rapport pour rendre les spermatozoïdes inactifs.

Mais attention ! Même si ces méthodes peuvent être précieuses, elles ne sont pas fiables à 100%. Si malgré la prise de cette contraception d’urgence, vous constatez un retard de règles, consultez sans attendre. Votre médecin saura vous conseiller.