01picto-alimentationsommeilstress
Alimentation, sommeil, stress : les conseils pour se sentir bien
02picto-alcooltabac
Tabac, alcool : j’arrête !

canabis
Addictions : comment y échapper ?
04picto-preservatif
Contraception : à chacun sa méthode !
sexualite
IST : elles ne passeront pas par moi !

Autrefois appelées les MST, les infections sexuellement transmissibles (IST) concernent chaque année plusieurs centaines de milliers de jeunes. Très contagieuses, elles se transmettent lors de rapports sexuels non protégés avec un partenaire infecté. Certaines, comme l’herpès ou les morpions, se propagent par simple contact sexuel sans pénétration. Elles se développent parfois sans symptôme. Une bonne hygiène intime et le port systématique du préservatif à chaque rapport sont les meilleures armes pour les tenir à distance. La SMERRA vous propose un panorama des principales IST et quelques conseils pour mieux vous protéger.

Panorama des principales infections

Les IST dues aux bactéries

La syphilis, un dangereux come-back

Après avoir quasiment disparu de nombreux pays, la syphilis revient en force. Elle peut se transmettre lors d’un rapport sexuel non protégé avec une personne infectée ou par la mère infectée à son enfant pendant la grossesse. Des plaies indolores apparaissent sur les organes génitaux puis des éruptions cutanées sur tout le corps. L’absence de traitement peut avoir des conséquences graves sur le cerveau, le cœur ou les yeux.

La gonorrhée ou “chaude pisse”

Elle se traduit par des écoulements jaunes au niveau du pénis, du vagin ou de l’anus, parfois associés à des brûlures urinaires. En l’absence de traitement, elle peut rendre stérile.

L’infection à mycoplasme et la chlamydia, les mal connues

Transmises par relation sexuelle avec pénétration, ces deux infections s’accompagnent chez la femme de pertes vaginales colorées et malodorantes, accompagnées de brûlures urinaires. Chez l’homme, elles passent souvent inaperçues ou entraînent une rougeur du gland avec des brûlures urinaires. Au-delà du risque de stérilité, ces infections augmentent le risque de développement du cancer du col de l’utérus chez la femme.

Les MST dues aux virus

Le sida, non ce n’est pas fini !

En 2010, on comptait 150 000 personnes porteuses du virus du Sida en France, parmi lesquelles 50 000 ignoraient leur séropositivité. On estime à 7 000 le nombre de nouvelles contaminations chaque année (source : site Internet INPES).
Le SIDA (Syndrome d'Immuno-Déficience Acquis) entraîne une déficience chronique des défenses naturelles, provoquée par le VIH (Virus de l'Immunodéficience Humaine).
Il se transmet par contact entre des liquides infectés (sperme, liquide séminal, sécrétions vaginales, lait, règles et sang) et un “point d’entrée dans l’organisme”. Cette transmission peut se faire par voie sanguine (en cas de partage de seringues et d’aiguilles contaminées ou de blessure accidentelle avec un objet contaminé), par voie sexuelle (le plus fréquent) ou de la mère à l’enfant (lors de la grossesse, de l’accouchement ou de l’allaitement).

La maladie évolue lentement. Dans les 15 jours à 3 mois suivant la contamination, l’infection passe parfois inaperçue, car elle présente des symptômes peu inquiétants (fièvre, angine, syndrome grippal). Cette phase sans symptôme (séropositivité) peut durer plusieurs années. A ce moment-là, la personne n’est pas encore malade mais elle peut transmettre le virus à ses partenaires en l’absence de protection. Des signes mineurssont susceptibles d’apparaître plusieurs mois après la contamination (fatigue anormale, fièvre, ganglions, maladies cutanées, perte de poids..). Enfin, les signes majeurs (« sida déclaré »), apparaissent en moyenne plus de 10 ans après la contamination : infections graves sur différents organes, cancers ou maladie de Kaposi (taches brunes sur la peau).

Le dépistage par prise de sang reste le mode de diagnostic le plus fiable. Il se fait sans ordonnance dans un centre de dépistage anonyme et gratuit, ou sur prescription médicale en laboratoire d’analyse médicale. Si le test est positif, la personne est séropositive, c’est-à-dire qu’elle n’a pas nécessairement développé la maladie mais qu’elle risque de transmettre le virus à ses partenaires (en cas de rapport non protégé). Si le test est négatif, elle est séronégative mais ce résultat n’est fiable que s’il est réalisé plus de trois mois après la prise de risque. En-dessous de ce délai, il faut refaire le test.

En dépit des progrès de la recherche, il n’existe encore aucun médicament ni vaccin capable de guérir du sida. S’ils n’éliminent pas le virus de l’organisme, les traitements actuels permettent d’en ralentir l’évolution (notamment la trithérapie) et ils sont très contraignants.

Les hépatites B et C : attention danger !

Très contagieuses, les hépatites B et C se transmettent par voie sanguine (échange de seringues et d’aiguilles chez les toxicomanes ou piqûre accidentelle), par voie sexuelle avec pénétration, et, pour l’hépatite B, par lasalive.
Elles se manifestent généralement par différents symptômes (jaunisse, selles décolorées et urines foncées, fatigue, nausées, vomissements), même s’il arrive qu’elles passent inaperçues. Le diagnostic se fait par prélèvement sanguin. Le meilleur moyen de lutter contre les hépatites B et C demeure la prévention. En matière de vaccination, seul un vaccin contre l’hépatite B existe actuellement.
La contamination par l’hépatite B ou C peut entraîner une hépatite aiguë grave et le passage à une forme chronique. Elle augmente également les risques de cancer du foie.

L’herpès génital, une IST à « développement durable »

L’herpès génital se transmet lors des rapports sexuels avec ou sans pénétration ou, chez la femme enceinte infectée, lors de l’accouchement.
La crise d'herpès dure environ 8 jours et se produit généralement à plusieurs reprises au cours de la vie. La personne ressent d’abord des démangeaisons et des brûlures, puis, 24 à 48 heures plus tard, des lésions vésiculaires apparaissent. Quelques jours après, les vésicules éclatent et laissent place à de petites érosions suintantes très douloureuses sur les parties génitales ou à proximité.
On diagnostique l’herpès génital par prélèvement sanguin ou au niveau d’une des lésions.
S’il n’existe pas de guérison complète, des traitements antiviraux permettent d’atténuer la fréquence des récidives et l’importance des symptômes. Les rapports sexuels doivent être protégés pendant toute la durée du traitement.

Les condylomes ou « crêtes de coq »

Provoqués par des virus appartenant au groupe des Papillomavirus, ils se transmettent lors des rapports sexuels, avec ou sans pénétration.
Ils apparaissent sous forme de verrues en “crêtes de coq” sur les parties génitales.
Le traitement consiste à appliquer localement un médicament pour les deux partenaires. Soigner les condylomes est primordial, car ils risquent de dégénérer en cancer de l'utérus. Il existe un vaccin recommandé chez les jeunes filles de 14 ans, celles entre 15 et 23 ans n’ayant pas eu de rapports sexuels ou au plus tard, dans l’année suivant le premier rapport sexuel.

Les IST dues aux champignons

Les mycoses, des infections très courantes

Elles sont dues à des champignons et se transmettent par voie sexuelle avec pénétration. Les symptômes sont des démangeaisons, des brûlures urinaires ou des rougeurs de la vulve ou du gland. En outre chez la femme, elles s’accompagnent souvent de pertes vaginales blanchâtres et de douleurs lors des rapports sexuels. Le traitement repose sur l'utilisation locale de médicaments antifongiques.

Les IST dues aux parasites

Les morpions : gare aux petites bêtes !

Ce sont des petits parasites qui se multiplient dans les poils du pubis et des aisselles. La contamination a lieu par contact sexuel, avec ou sans pénétration, ou indirectement par contact avec les draps, la lingerie ou des vêtements infectés.
La présence de morpions se reconnaît le plus souvent à des démangeaisons dans la région génitale, à l’observation de petites vésicules correspondant aux points de morsure et de lentes (œufs) accrochées aux poils, voire à celle des morpions eux-mêmes.
Pour les éliminer, une solution : utiliser des shampooings ou lotions spécifiques vendus en pharmacie.

Contacts utiles

Sites Internet

www.onsexprime.fr

www.sida-info-service.org

www.hepatites-info-service.org

Centres téléphoniques d’écoute

• Sida Info Service : 0 800 840 800 (appel anonyme et gratuit)

• Hépatites Info Service: 0 800 845 800 (appel anonyme et gratuit)

Que faire si j’ai pris un risque ?

En cas de rapport sexuel non protégé avec un partenaire au statut sérologique inconnu ou séropositif, ou de rupture de préservatif, le traitement post-exposition permet de réduire le risque de contamination par le VIH sans pour autant l’écarter complètement. Dans ce cas, il faut se rendre sous 48 heures dans un service d’urgences hospitalières, si possible avec son partenaire, afin de se faire prescrire un traitement adapté.

3 règles d’or pour faire face aux IST

1. Savoir détecter les premiers signes

Les signes à surveiller chez la femme :

  • Des lésions vulvaires et vaginales telles que des pertes vaginales,

des plaies et ulcérations, des verrues sur les lèvres ou le vagin, des
démangeaisons, des rougeurs, des saignements en dehors des règles,
des douleurs lors des rapports.

  • Des signes urinaires, tels que des brûlures ou une rougeur de l’orifice

urinaire.

  • Des signes d’infection des trompes ou de l’utérus, telles que des

douleurs abdominales basses.

Chez l’homme :

  • Des lésions du gland ou du pénis sous la forme de rougeurs, de démangeaisons, d’écoulements ou de verrues.
  • Des douleurs lors des rapports.
  • Des signes urinaires, tels que des brûlures.
  • Des signes d’infection des testicules et de la prostate, tels que des douleurs testiculaires, un gonflement des testicules, des rougeurs, des douleurs du périnée.

Au-delà de ces signes, l’apparition de symptômes plus généraux (fièvre, fatigue anormale jaunisse, ganglions, lésions ou plaies de l’anus, lésions buccales), doit amener à consulter sans attendre.

2. Utiliser un préservatif à chaque rapport, sans exception !

La seule méthode de prévention efficace contre les IST reste l’utilisation systématique du préservatif. Aujourd’hui, on en trouve partout : pharmacies, grandes surfaces, distributeurs automatiques, centres de planification familiale, centres de dépistage du sida et des IST, etc. Attention : l’efficacité des préservatifs tient à leur bonne utilisation :

  • Toujours vérifier la date d’expiration car au-delà, leur résistance n’est plus garantie.
  • Les conserver dans un endroit sec et frais, à l’abri de la lumière et de la chaleur.
  • Eviter de les ranger dans son portefeuille où ils risquent de s’abîmer.
  • N’utiliser que des préservatifs portant les normes NF ou CE.

3. En cas de doute, consulter sans attendre

Lorsque des symptômes, même minimes, font penser à une IST, il faut consulter au plus vite un médecin et surtout de ne jamais tenter de se soigner seul !
Si une IST est détectée, il est faut prévenir son (ou ses) partenaire qui, dans tous les cas et même en l’absence de symptômes, doit à son tour consulter un médecin.

Contacts utiles

Sites Internet

www.onsexprime.fr

www.sida-info-service.org

www.hepatites-info-service.org

Centres téléphoniques d’écoute

• Sida Info Service : 0 800 840 800 (appel anonyme et gratuit)

• Hépatites Info Service: 0 800 845 800 (appel anonyme et gratuit)

Préservatif, mode d’emploi

• Ouvrir le sachet en prenant soin de ne pas abîmer le préservatif.

• Pincer le bout du réservoir ou l’extrémité pour chasser l’air, puis placer le préservatif sur le sexe en érection.

• Le dérouler jusqu’à la base du pénis. Afin de ne prendre aucun risque, il importe de se retirer aussitôt après l’éjaculation et avant la fin de l’érection, puis de retirer le préservatif en le maintenant à sa base de façon à éviter les fuites.

• Après utilisation, nouer le préservatif usagé et le jeter à la poubelle. Ne jamais réutiliser un préservatif usagé.

• Si l'utilisation de lubrifiant est nécessaire (notamment pour la pénétration à base d’eau. Les produits gras (vaseline) sont à proscrire car ils rendent le latex poreux et augmentent les risques de rupture.