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Tabac, alcool : j’arrête !

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Une pause cigarette après des heures de travail, un petit verre entre amis pour pimenter la soirée… L’alcool et le tabac sont devenus pour un grand nombre d’entre nous synonymes de convivialité et de bien-être. Et pourtant, ils ne cessent de tuer : 73 000 morts chaque année pour le tabac et 45 000 pour l’alcool… Cette réalité n’est pourtant pas une fatalité. Il est toujours possible de s’arrêter ! Il suffit simplement d’une bonne dose d’information et de motivation. La SMERRA vous donne les clés pour décrocher…

Tabac : comment s’en libérer ?

Une drogue légale… qui peut être fatale

Première cause de mortalité évitable en France, le tabagisme actif est considéré comme responsable de 90 % des cancers du poumon. En 2011, plus de 5 millions de personnes dans le monde sont mortes parce qu’elles ont trop fumé. Un fumeur vivra en moyenne 20 à 25 ans de moins qu’un non fumeur. Face à ces chiffres, les effets bénéfiques attribués à l’herbe à Nicot (à partir de laquelle on fait le tabac) semblent bien illusoires…

De vrais risques pour la santé

Le tabac diminue la fertilité et augmente considérablement le risque de développer certaines maladies (altération des artères du cœur, accidents vasculaires cérébraux, infarctus du myocarde, cancer du poumon, infections respiratoires, etc.).
L’association tabac/alcool est quant à elle responsable de la quasi-totalité des cancers des voies aéro-digestives supérieures.
Enfin, le tabagisme entraîne des risques spécifiques chez les femmes : risque vasculaire en cas d’usage simultané de contraceptifs oraux, risques de fausse-couche et d’accouchement prématuré, risque d’avoir un bébé avec un poids et une taille inférieurs à la moyenne à la naissance, risque d’ostéoporose après la ménopause.

Mais, le risque le plus immédiat pour toute personne qui commence à fumer est de tomber dans une dépendance :

  • physique : elle se traduit par un besoin irrépressible de fumer et l’apparition de troubles (nervosité, insomnie, angoisse, susceptibilité, faim), symptômes du manque ;
  • comportementale : elle est liée à la répétition automatique du rituel du fumeur, depuis la recherche du paquet jusqu’à l’extinction de la cigarette.

Les clés d’un sevrage réussi

Aucun remède miracle n’existe pour arrêter la cigarette ! La motivation est la clé de la réussite. Pour mettre toutes les chances de son côté, voici quelques règles à respecter :

  • Choisir le bon moment pour arrêter (vacances, début de grossesse).
  • Stopper du jour au lendemain.
  • Ne pas arrêter tout seul (entraîner des proches).
  • Éliminer toutes les tentations, éviter les excitants (thé, café, alcool, épices).
  • Vivre au jour le jour sans essayer de planifier le long terme.
  • S’occuper suffisamment (faire du sport, par exemple).
  • S’offrir des récompenses.
  • Éviter ce qui fait grossir.
  • Éviter, dans la mesure du possible les environnements fumeurs (bar, apéritif, sorties nocturnes).
  • Si l’envie est très forte : se décontracter par de lentes et profondes inspirations, boire un grand verre d’eau froide, prendre une douche.
  • Jeter cigarettes et objets de la panoplie du fumeur.
  • Si cela ne marche pas du premier coup, recommencer.

Les aides au sevrage

à base de nicotine (gomme à mâcher ou patch). Par ailleurs, un grand nombre de méthodes d’aide au sevrage existent : l’acupuncture, l’auriculothérapie, l’homéopathie, l’hypnose, l’utilisation de leurres olfactifs, le laser. Elles ont toutefois des résultats variables. Les méthodes de soutien psychologique, enseignées par des médecins, des psychothérapeutes, des bénévoles, ou bien des anciens fumeurs, semblent être plus efficaces.

Pour plus d’informations : tabac-info-service.fr / téléphone : 39 89 depuis un poste fixe ou 0825 309 310 (0,15€/min depuis un poste fixe, hors surcoût éventuel de l’opérateur).

Le tabac tue l’amour !

Il nuit au pouvoir de séduction, en entraînant :

une altération du teint ;

un jaunissement des doigts et des dents, la survenue de gingivites ;

une imprégnation tenace des vêtements et de l’haleine ;

une fragilisation des cheveux

Alcool : plaisir ou dépendance ?

Alcool : quelques faits marquants  

La France est incontestablement le pays du savoir vivre …et du bon vin ! Elle occupe ainsi la huitième place européenne, même si, globalement, la consommation baisse régulièrement depuis plus de 30 ans. 12 % des 18-75 ans boiraient de l'alcool quotidiennement, pour une consommation estimée à 12 litres par personne (ce qui équivaut à 96 litres de vin à 12°). La consommation d’alcool touche particulièrement les plus jeunes : s’ils sont 17 % en classe de quatrième à avouer avoir été ivres, 69 % des élèves de terminale le déclarent.

Ce qui se passe dans l’organisme quand on boit de l’alcool 

L'éthanol est totalement absorbé dans le tube digestif. Son absorption est ralentie par
l'ingestion de protéines et de glucides, mais accélérée par le jeûne et les boissons gazeuses. L'alcool passe dans le sang, puis se diffuse rapidement dans tous les organes, et notamment dans le cerveau. L'alcoolémie est la quantité d'alcool dans le sang exprimée en grammes/litres. Le taux maximal d’alcoolémie est atteint 30 à 60 minutes après la prise d’alcool. Il croît rapidement après l'ingestion d'alcool puis décroît plus lentement (0,10 à 0,15 g/L par heure). Par exemple, un homme de 70 kg met environ 90 minutes pour assimiler un verre standard, 6 heures pour 4 verres standard.

L’alcool, le plus traître des amis !

Si l’alcool est souvent associé à la fête, s’il procure une sensation de bien-être et donne confiance en soi dès les premières gorgées, il n’en demeure pas moins très dangereux pour la santé car il agit directement sur le cerveau. Ses méfaits à court terme sont nombreux :

  • En alternance avec les phases d’euphorie, il peut rendre triste ou agressif.
  • Il libère les pulsions, entraînant parfois de graves troubles du comportement.
  • Il diminue la capacité de vigilance.
  • Il porte atteinte à la mémoire et aux perceptions sensorielles (estimation des distances, champ visuel, vision des couleurs).
  • Il provoque des troubles de la marche, de la coordination des mouvements, des vertiges, des nausées et des vomissements.
  • Il fait baisser le taux de sucre dans le sang surtout chez les jeunes, produisant malaises, confusion mentale…

Les dangers d’une consommation importante et régulière

Quand on boit de l’alcool régulièrement en quantité, c’est tout l’organisme qui trinque sur le long terme :

  • le foie (risque de cirrhose, souvent mortelle) ;
  • le système nerveux (troubles de la mémoire, des réflexes, de la vision, de l'équilibre, diminution des facultés intellectuelles, fourmillements, crampes et paralysies) ;
  • le système cardio-vasculaire (augmentation du risque d'hypertension artérielle) ;
  • le système immunitaire (infections plus fréquentes et plus graves) ;
  • l’appareil digestif (œsophagites, gastrites, stomatites, augmentation du risque de cancers, d'ulcères et de pancréatite) ;
  • l’équilibre nutritionnel, par une mauvaise assimilation des aliments (risque de dénutrition, obésité, crise de goutte, carences en vitamines) ;
  • l’équilibre psychique et les capacités intellectuelles (dépressions, troubles du sommeil, irritabilité, troubles de l'attention…).

Enfin, l’alcool provoque également des tremblements de la bouche, de la langue, des mains et des pieds qui augmentent avec le temps entre deux prises d'alcool.
Tous ces dérèglements sont progressifs et insidieux ; on peut être malade de l'alcool sans jamais avoir été ivre !

Comment réduire sa consommation ?

Lorsque la consommation d’alcool, même excessive, ne s’accompagne pas de dépendance, un retour à une consommation modérée est possible en suivant quelques conseils simples :

  • Se fixer des limites précises et réalistes, avec une réduction significative de la consommation.
  • Apprendre à boire lentement, à petites gorgées, en prenant le temps de savourer et en posant le verre entre chaque gorgée.
  • Alterner boissons alcoolisées et non alcoolisées.
  • S’appuyer sur l’entourage.
  • Se réserver des “petits plaisirs” : restaurant, cinéma... en cas d’engagement tenu.

Cette démarche demande du temps et de la persévérance. Les professionnels de santé, les groupes d'anciens buveurs et l’entourage forment une aide précieuse.

En revanche, lorsque l’on ne peut plus se passer d’alcool, ne serait-ce qu’une semaine, on entre dans la dépendance. Seule une prise en charge médicale permettra alors d’en sortir.

Le binge drinking, une nouvelle mode à haut risque

Répandue dans les pays anglo-saxons, cette pratique qui consiste à boire beaucoup d’alcool en peu de temps pour atteindre l’ivresse, a des effets très négatifs sur la santé : perte de contrôle, comportements violents et impulsifs, accidents de la route, violences physiques, morales ou sexuelles, coma éthylique qui peut être mortel en l’absence de soins.

Où s’informer ?

Pour obtenir des informations ou se faire conseiller, deux services téléphoniques peuvent être utiles :

• Écoute alcool : 0 811 91 30 30

• Fil santé jeunes : 3224 (ou 01 44 93 30 74 depuis un mobile)

Il existe également partout en France des structures spécialisées qui peuvent aider à faire le point sur sa consommation d’alcool et, si nécessaire, proposer des méthodes de sevrage. Pour trouver une adresse près de chez soi : www.drogues-info-service.fr, rubrique « Aider et être aidé ».